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01-04-2011 |
Evolution ?Article paru dans le "Peuple Valaisan", 4 mars 2011 |  | | Depuis quelques jours, une phrase prononcée par Christophe Darbellay dans un entretien accordé à Canal 9, en février dernier, me trotte dans la tête. Interrogé sur ses errances antérieures à son ancrage chez les chrétiens conservateurs, il affirme se "droitiser" au fil des années. Cela, parce que si on est normal à 20 ans, on est à gauche, et puis ensuite on évolue. Evolution…? Si on se réfère aux différentes définitions, serait-ce pour lui une manœuvre, mouvement de troupe qui conduit à un changement de position (à la guerre comme à la guerre), une action de faire un tour ou une rotation (ce qui pourrait sembler cohérent avec les reproches qu'on lui adresse constamment), les différents stades par lesquels passe une maladie (petit sourire moqueur) ou plus simplement le changement dans le caractère ou les idées d'une personne? Bonne joueuse, je vais opter pour cette dernière proposition. Il aurait donc changé de parti, d'avis, d'idées, de valeurs. Parce qu'il faut "endosser la responsabilité de ses actions, trouver des solutions équilibrées, faire passer l'intérêt du pays avant celui du parti". Pour lui, si la Suisse va bien, que ce soit au niveau des entreprises, de l'endettement, des impôts, etc. c'est parce que le centre droit dirige. Il semble raisonner surtout en terme de système, ne parle pas beaucoup des citoyens. Evidemment que c'est interdépendant et pourtant on voit mieux ainsi par quel bout la problématique est empoignée... Et si, dans un accès d'effronterie, on postulait que de progressivement pencher à droite ne serait pas devenir plus raisonnable, mais plus simplement capituler, renoncer, abandonner, céder… bref courber l'échine devant le système, la marche du monde, l'état des choses? Le centre droit est toujours prompt à dénoncer la polarisation de l'échiquier politique. A déplorer que des dossiers discutés des années échouent en raison de la gauche et de l'extrême droite, qui feraient finalement tout capoter. C'est parfois exact, mais il est clair que le consensus mou est toujours plus facile à défendre et à expliquer qu'une révolution des idées. Que la lutte pour une alternative plus juste est plus ardue, plus usante et que finalement, prendre le train de la majorité va plus vite, continuer à clamer des valeurs conservatrices est plus aisé, prôner le statut quo également. Et tant pis pour la gauche, on la réduira au "il n'y a cas...", un bon moyen de la neutraliser par le stéréotype. Cela permet d'éviter les questions qui fâchent : oui il y a certainement un moyen de faire de la politique viable qui met au centre les êtres humains et empêche le renforcement des inégalités… Cela demande juste un tout petit peu plus de réflexion, un peu plus d'audace et de courage. Mais ça, ce n'est pas possible quand on regarde l'avenir avec les lunettes de la tradition, ou quand on a décidé que le système est immuable et finalement pas si terrible (pour soi). Florence Zufferey Seppey |
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01-04-2011 |
Un seul mot : Bravo !!Article paru dans le "Peuple Valaisan", 25 février 2011 |  | | Depuis quelque mois, vous le savez, des révoltes ont éclatées dans tout le Nord de l’Afrique en commençant par la Tunisie. Ce fut, ensuite, le tour du peuple égyptien de se soulever, puis la Libye, le Yémen et plus récemment en Oman. Ces dernières semaines, en suivant l’évolution des conflits qui font trembler le Nord de l’Afrique, je suis passé par plusieurs émotions : l’admiration, la colère, l’indignation, l’étonnement et plein d’autres. J’ai, en effet, été impressionné par la ténacité de ces peuples qui manifestent parfois au péril de leur vie pour se libérer du joug de leur oppressant dirigeant et pour la liberté. Tout particulièrement en Libye où des centaines de personnes sont mortes depuis le début des manifestations. Heureusement, l’ONU s’est tout de même décidée à agir; l’organisation annonce des sanctions. Il lui aura fallu attendre que des civils se fassent bombarder par leur propre gouvernement pour qu’une telle décision tombe, va-t-elle aider les libyens ? Souvent, les réclamations du peuple ont abouti, et ceci même en Libye. En effet, même si la capitale est toujours aux mains du ''criminel'' Mouammar Kadhafi, une bonne partie du pays à été libérée et un gouvernement provisoire à été mis sur pieds dans la ville de Benghazi. En Egypte, le président Moubarak s’est retiré et en Tunisie, M. Ben Ali a également quitté le pouvoir suivi de peu par son premier ministre Mohammed Ghannouchi. Avec toutes ces démissions, nous pourrions croire que la lutte est finie pour les pays qui ont réussi à faire fuir leur dirigeant. Néanmoins, je crois que nous ne devons pas nous contenter de leur départ. Ces criminels ont quitté leur pays en toute liberté, emportant avec eux de nombreuses richesses volées. Ces personnes doivent maintenant répondre de leurs crimes devant leur peuple. Malgré tout cela, certaines révolutions entreprises dans les autres pays ne sont pas encore arrivées à leur terme, c’est donc de tout cœur que je témoigne à ces peuples tout mon soutien et leur exprime tous mes respects pour leurs actes de courage. Ludovik Dekumbis |
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01-04-2011 |
« Les citoyens votent UDC »Article paru dans le "Peuple Valaisan", 18 février 2011 |  | | C'est le slogan qui est affiché / placardé / étalé un peu partout dans le canton de Vaud, où les élections communales ont lieu en mars déjà. En blanc sur fond vert, sans photo ni illustration pour l'accompagner : une simplicité (un simplisme?) qui détonne par rapport aux affiches des autres partis. Le message est clair, net et précis. Au-delà du matraquage publicitaire habituel, le message que véhicule (et sous-entend) cette campagne est choquant, spécialement de la part de ceux qui s'affichent souvent comme les premiers défenseurs de la démocratie et du procédé démocratique. Qu'est-ce qu'un citoyen ? Et que sont alors ceux qui ne votent pas UDC? Des non-citoyens, des irresponsables, des personnes indignes de leur droit de vote ? Qu'est-ce que tout ça veut dire ? Par définition, ce slogan n'a aucun sens. En outre, si tout citoyen devait voter UDC, à quoi bon le droit de vote, les différents partis, les campagnes ? A quoi bon la démocratie ? A quoi bon les idées et le droit d'initiative ? Pourquoi ne pas directement installer l'UDC au pouvoir et virer les autres partis, qui, après tout, ne comptent dans leur rang que des non-citoyens nuisibles ? Bien sûr, personne n'a affirmé cela, et bien sûr, les propos que je tiens ci-dessus sont volontairement caricaturaux. Mais je trouve malgré tout que cette façon de faire va très loin dans la démagogie pour flatter ses électeurs et dans l'attaque des autres, de ceux qui ne pensent pas « UDC ». Selon moi, le droit de vote appelle à la réflexion de celui qui vote ; ce qui est valable, je le conçois, pour l'UDC et les autres partis. La qualité principale, la base même de la démocratie est qu'elle permet le débat, la rencontre d'idées, et ce au sein même des différents partis politiques. Le vote ne se fait pas, et ne doit pas se faire, par automatisme. Alors non, le citoyen ne vote pas UDC. Le citoyen vote. C'est tout. Thaïs Reichler |
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